13 novembre 2008
Marion Cotillard et Dior
Marion Cotillard est la nouvelle égérie Dior. L’actrice oscarisée prendra la pose dans la prochaine campagne pour le sac Lady Dior shootée par Peter Lindbergh. Une nouvelle qui pourrait expliquer la présence de la star au premier rang du défilé printemps été Christian Dior
(photo), ses apparitions se faisant plutôt rares ces derniers temps. La
belle, qui tourne actuellement à Londres "Nine", la nouvelle comédie
musicale de Rob Marshall, rejoint ainsi Monica Bellucci, Diane Kruger ou encore Carla Bruni dans ce rôle d’ambassadrice de charme pour le sac préféré de Lady Diana, baptisé "Lady" en son honneur, elle n'a pas peur du vide !

Revues de presse (Novembre/décembre 2008)
Harper's Bazaar Australia de décembre : Nicole Kidman par Alan Gelati.
Vogue US de Novembre : Reese Whiterspoon par Mario Testino.
Vogue Allemagne de décembre.
Julia Stegner par Alexi Lubomirski.
Vogue Allemagne de Novembre : Eva Herzigova
Vogue Bresil de Novembre.
Vogue Australia : Lily Donaldson
par Inez van Lamsweerde & Vindooh Matadin.
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04 novembre 2008
Halle Berry, la femme la plus sexy de la planète
Le magazine Esquire a proclamé que la splendide actrice et nouvelle maman Halle Berry, âgée de 42 ans, est la femme la plus sexy de la planète. “Ça
fait vingt ans que j’suis dans l’industrie et vous décidez maintenant,
à ce moment précis, que je suis la femme la plus sexy de la planète?
Come on” a-t-elle répliqué.






Clémence Poésy dans Vogue
L’actrice française Clémence Poésy (Bienvenue chez les Rozes), mieux connue internationnellement pour les publicités de Gap et son rôle de Fleur Delacour dans Harry Potter and the Goblet of Fire, se retrouve dans les pages du magazine Vogue. Après avoir partager la vedette avec Colin Farrell dans In Bruges, on l’a verra bientôt aux côtés de Jim Sturgess (21) dans le thriller Heartless.







08 septembre 2008
"MADAME" NOUVEAU PARFUM de JEAN PAUL GAULTIER
Voici la nouvelle pub de JP Gaultier pour son nouveau parfum "Madame" avec en fond sonore la reprise d'Indochine par Miss Kittin de la chanson 3ème Sexe avec Agyness Deyn.
NY FASHION WEEK

Winona Ryder, Christina Ricci et Nicole Richie au défilé DKNY


Nicole Richie avec la designer Donna Karen

Lindsay Lohan et Samantha Ronson au défilé de Charlotte Ronson


Charlize Theron et son compagnon Stuart Townsend au défilé de Rag & Bone


Michelle Trachtenberg

Jennifer Lopez

Eva Longoria

Rosario Dawson

Molly Sims

Audrina Patdrige

Leighton Meester
05 septembre 2008
BEYONCE pour MARIE-CLAIRE






04 septembre 2008
JESSICA ALBA : couv' du magazine ESQUIRE



KERRY WASHINGTON dans le magazine GIANT
KER




03 septembre 2008
GISELE BUNDCHEN dans le magazine ARENA








25 août 2008
KATE MOSS pour YSL
23 août 2008
GEMMA WARD
Gemma Ward est née à
Perth en Australie le 3 novembre 1987. Elle est le second enfant de
Gary et Claire Ward. Sa grande soeur, Sophie, est aussi un mannequin et
elle a deux jeunes frères, Oscar et Henry Ward. Lors d'une competition
de mode où Gemma Ward s'est rendue sans vouloir y
participer, son ami l'incite à s'inscrire. Elle ne gagnera pas mais
elle est repérée par la Vivien's Model Agency.
A à peine 16 ans, Gemma Ward est la plus jeune mannequin choisie par Vogue. Elle a fait les campagnes de Jil Sander à Yves Saint Laurent et à défilé pour de grands stylistes tels que Versace, Gucci, Chanel, Valentino, Alexander McQueen et beaucoups d'autres. Elle fait également beaucoup de couvertures, du Vogue off course, mais aussi du W ou du célèbre Times magasine. Elle est aussi le premier mannequin à apparaitre en couverture du Teen Vogue magasine
Gemma Ward
est considérée comme l'un des grands nouveaux noms de la mode, elle à
un visage particulier qui semble sortir d'une autre dimension. Elle vît
actuellement à New York, proche de ses amies du millieu de la mode.
Avec elle c'est lancée la mode des "baby-doll", d'autres suivront comme Heater Mark ou Jessica Stam. Récemment, Gemma Ward, à réalisé son rêve de toujours, être actrice, dans le film australien "the black balloon". Elle est en passe d'obtenir d'autres rôles dans de nouvelles productions.
ADRIANA LIMA
Célèbre mannequin, Adriana Lima
fait partie des plus belles femmes du monde. Ses origines sont
nombreuses : portugaises, japonaises, indiennes ou encore africaines.
L'existence de la jeune Adriana Lima
n'a pourtant pas débuté dans des conditions idéales ; son père
l'abandonne à l'âge de six mois quittant le foyer familial sans fournir
la moindre explication. C'est bien plus tard, lors du concours National
Ford Supermodel où elle sera dauphine, que sa carrière de mannequin
commence. Elle fait preuve ensuite d'une décontraction formidable et
déconcertante pour la plupart des professionnels du monde du
mannequinat et très vite, remporte un succès grandissant. 
Adriana Lima signe son premier contrat à 16 ans avec la plus grande agence de mannequin "Elite" pour déménager ensuite à New York. Là-bas, elle ne cesse de faire les couvertures des plus grands magazines de mode, du "Elle" au "Vogue". Adriana Lima défile également pour Fendi, Randolph Duke, Ralph Lauren, Armani, Valentino,... et elle adore particulièrement Christian Lacroix !
Dans sa vie privée, Adriana Lima
a été fiancée à Lenny Kravitz. Elle a d'ailleurs tourné les clips «
Believe in me » et « Yesterday is gone ». Mais même si des romances
ponctuelles et frivoles viennent agrémenter sa vie, Adriana Lima est plutôt solitaire et préfère la compagnie de ses collègues, à celle d'un éventuel petit copain.
22 août 2008
Photoshoots MULTI PEOPLE



Kate Moss dans le magazine W



Jessica Simpson dans les pages du magazine Elle




Jason Statham dans le magazine GQ


Lindsay Lohan dans l’édition japonaise du magazine Nylon



Rafael Nadal dans le magazine New York



Duffy dans le magazine Spin





Vincent Cassel dans le magazine Vanity Fair



Dita Von Teese dans les publicités de Wonderbra
Felicity Huffman sur la couverture du magazine More

Daniel Radcliffe dans les pages du Vanity Fair

Pharell Williams dans le magazine Fashion Rocks

Jennifer Hudson sur la couverture du magazine Billboard

Rumer Willis sur la couverture du PageSix

Jennifer Lopez dans les publicités du parfum Deseo

Milo Ventimiglia dans le magazine Geek


Debra Messing dans le magazine Town & Country



Neil Patrick Harris dans le magazine Out

Les guédailles de Danity Kane dans le magazine GQ

Lil’ Wayne dans le magazine XXL

Jessica Simpson dans les publicités de son parfum Fancy

Milla Jovochich et sa fille, Ever, sur la couverture du magazine Cookie
21 août 2008
RIHANNA & CHRIS BROWN
Des étoiles dans le cou qui descendent jusqu'aux omoplates pour elle. Chris B. ne se contente que de 3 étoiles...Love or not?
20 août 2008
K.LAGERFELD & F. LUCCHINI
>> Les 2 hommes que je réunirais à ma table si Cosmo me le demandait (^.^)
Karl Lagerfeld et Fabrice Luchini, délire d'égos et joute verbale
Tous deux ont un ego énorme et le sens de la démesure. L'acteur évoque volontiers ses faiblesses. Le créateur, lui, ne lâche rien. Mais avec beaucoup de style.
Fabrice Luchini, Karl Lagerlfeld. - Photo : Patrick Swirc pour Télérama
Cette rencontre, c'est Fabrice Luchini qui l'a voulue. Fan de Karl. Groupie, même. Dans le gigantesque atelier du couturier, belle rue du 7e arrondissement, il est arrivé le premier. A l'heure. « C'est un génie, nous lâche-t-il, déjà lancé. Dénué de démagogie, donc antimoderne ! Il aime la hiérarchie, le mot “médiocre”, il ose dire que l'impudeur est envahissante ! » « Il » est arrivé. Et le feu d'artifice a commencé. Ping-pong de répliques. Fabrice est passé du « vous »« tu », avec détour par le « il », crochet vers « Karl » et retour au « vous ». Chacun dans son rôle, l'acteur hausse le ton, apostrophe, agrippe... le couturier, rétracté. Absurdement brillant, irrésistiblement drôle, Lagerfeld est resté dans ses hautes solitudes. Très loin du divan. Fabrice a de la matière pour son prochain spectacle...
On voit cinquante mille livres dans cette pièce... Pourquoi ?
Karl Lagerfeld : J'amasse, j'entasse, parce que je
veux tout savoir. Et comme je suis trilingue, je peux mettre davantage
dans ma tête que la plupart des gens qui ne parlent pas l'anglais,
l'allemand ou le français. En revanche, je n'ai jamais fait l'effort
d'apprendre correctement l'italien. J'adore l'Italie, je suis allé 683
fois à Rome, je peux parler italien, mais ça me donne vite le fou rire.
Fabrice Luchini : Karl est dans une dynamique
délirante, jamais dans le lâcher-prise. Moi, j'aime aller dans l'abîme,
et surtout ne pas me satisfaire de mon ego. Je n'ai pas une culture
immense. Par mon métier, j'ai le bonheur de fréquenter des secrets
d'auteur et de me demander : qu'est-ce qui nous aide à vivre ? Et à ne
pas vivre ? La lecture d'écrivains nourrit, transforme, mais ne rend
pas forcément plus heureux. Lire Rimbaud n'aide pas à vivre, juste à
être illuminé par du génie d'adolescent. Lire Flaubert... du génie
toujours, mais avant tout du ressentiment à l'état pur. Non, la culture
n'aide pas à vivre, encore moins maintenant qu'on est dans un tel truc
de marchandise. Il y a trop de tout, disait déjà Paul Valéry.
KL : C'est vrai, elle a bon dos, aujourd'hui, la
culture. J'ai vu une caricature l'autre jour, un monsieur entre dans
une galerie et dit à la galeriste : « Je ne viens pas pour l'art, je viens pour le prix. »
Quand Fabrice dit qu'il n'a pas beaucoup de culture, j'en doute. Mais
mon approche est différente de la sienne : je suis superficiel avec une
grande superficie.
FL : Dans la préface du Gai Savoir, Nietzsche écrit à propos des Grecs de l'Antiquité, et ça peut s'appliquer à Karl : « Ils sont superficiels par profondeur »...
KL : Ce qui m'intéresse, c'est le style, et rien d'autre. Vous voulez connaître mon écrivain français favori ? Bossuet. Lisez L'Oraison funèbre d'Anne de Gonzague de Clèves, princesse palatine.
Sublime ! J'aime le Grand Siècle. J'ai découvert - c'est très
prétentieux - la culture française à travers les lettres de la
Palatine, dont j'avais trouvé une édition d'avant la guerre de 14 dans
un grenier, et qui étaient écrites à sa tante l'électrice de Hanovre
dans l'allemand de l'époque, que je me suis appliqué à parler pour
rendre dingue les profs et mes parents.
Et votre apprentissage du français ?
KL : Mon père parlait neuf langues, ma mère n'en
parlait que trois. A 5 ans, j'ai demandé un prof de français parce que
je trouvais dégradant de ne pas comprendre ce que disaient mes parents
lorsqu'ils ne voulaient pas que je les comprenne. J'ai eu la chance de
ne presque pas aller à l'école. Ma mère n'allait jamais voir les profs.
Elle me disait : « Si tu dois redoubler, la honte est pour toi. » Je lui dois aussi ma diction, très rapide, car elle me disait aussi : « Accélère, pour les bêtises que tu as à raconter. »
Qu'est-ce qui vous a poussé vers cet univers de culture, de savoir ?
KL : Je me suis poussé tout seul. J'ai passé mon
enfance à la campagne, la concurrence n'était pas rude. Je ne pouvais
pas jouer avec les petits paysans. D'abord, j'étais trop différent,
physiquement. C'est une région où ils sont tous blond-roux, avec de
petits tricots faits par maman. Moi, j'avais un noeud papillon, un
costume... Et puis ma mère avait une méthode géniale que je conseille à
toutes les mères. Chaque jour, il fallait travailler une page de
dictionnaire. Et après elle m'interrogeait sur les différents mots de
la page. C'est un jeu qui élargit un horizon, ça marcherait vachement
dans les écoles.
« La psychanalyse ! D'abord, ça tue la créativité.
Ensuite, si on est honnête, on connaît les questions
mais aussi les réponses. » Karl Lagerfeld
Et vous, Fabrice Luchini ?
FL : Avec moi, on est plutôt chez Céline ! Une enfance
en creux. Montmartre, des parents immigrés italiens, petits
commerçants. Mon illumination, c'est La Fontaine et Molière. Le génie
français, l'oralité de la langue dans la rigueur du style. Je
m'émerveille de la liberté au milieu de cette contrainte.
KL : Je ne déteste pas la contrainte. Mais si je vous
parle de mes méthodes de travail, vous allez déchanter. En fait, je ne
travaille pas. Je n'ai pas besoin de réfléchir, c'est un flash
électronique. Ça me prend plus de temps de le mettre sur le papier que
d'avoir l'idée. Ça s'est aggravé avec le temps. En revanche, je suis
autofasciste, car pour survivre, il ne faut rien se passer ! Je n'ai
aucune complaisance envers moi-même, mais j'ai toutes les indulgences
pour les autres. Car je ne m'intéresse qu'à moi, où plutôt aux trucs
que je fais. Et absolument pas aux autres. Je ne suis pas
pousse-au-crime, mais je ne fais pas d'effort pour que les autres
survivent.
Vous pourriez vous aussi, Fabrice, dire « je ne m'intéresse qu'à moi » ?
FL : Après des années d'analyse, le moi est en vrac...
KL : La psychanalyse ! D'abord, ça tue la créativité.
Ensuite, si on est honnête, on connaît les questions mais aussi les
réponses. Enfin, vous connaissez cette caricature du New Yorker. Un type allongé : « Docteur, j'ai l'impression d'être médiocre. » Le psy : « Mais vous êtes médiocre ! »
FL : La psychanalyse a contrôlé mon hystérie, elle m'a
permis de décider du moment où je mets ma marionnette au centre.
Autrement, je serais toujours resté une victime de mon insécurité.
Freud a dit cette chose étonnante : l'analyse est réussie lorsque le
pauvre névrosé, qui croit que sa misère est atroce, la découvre
absolument banale. Apprendre qu'on est banal et médiocre, c'est
merveilleux pour un acteur.
KL : Je suis sûr que Fabrice joue encore sur le divan. Qu'il fait de son psy un public comme un autre.
FL : Impossible ! Dans l'analyse, il y a un arrêt du
rire, vous êtes renvoyé à votre ego. Le psy aurait dit : Karl, votre
ego génial ne m'intéresse pas ! Mon ambition est de réussir à te
déstabiliser. J'aurais fait un analyste remarquable. Mon moi ne
m'intéresse pas tellement. Mais je m'intéresse à Karl, j'essaie de le
comprendre. Si son système est totalement organisé, il a des failles.
Il est défensif. J'essaie de l'entraîner dans l'affectif, car il n'a
pas envie d'être embarrassé par l'affectif. Etant acteur, je vois un
personnage avec qui j'aimerais jouer...
KL : Un personnage ? Une marionnette, plutôt. Je ne
connais qu'un rôle, c'est moi, et je n'en ai jamais connu d'autre. Et
je suis parvenu à être l'Allemand d'aujourd'hui le plus connu dans le
monde, si l'on en croit un sondage.
FL : Imagine un instant, Karl, que tous ces renvois
énormes qui t'apportent beaucoup de satisfaction - l'Allemand le plus
connu, etc. - n'existent plus, que les idoles tombent, imagine par
exemple que Besancenot arrive au pouvoir, l'horreur arrive, tu n'es
plus célèbre...
KL : Eh bien je suis encore capable de m'adapter. Dans
la pire des situations, j'ai toujours trouvé quelque chose
d'intéressant à observer.
FL : Karl, vous avez quelque chose de large et
universel, là où moi je suis très obsessionnel. Mais le foyer de tout
ça, c'est quoi ?
KL : C'est faire pour faire et savoir pour savoir.
J'ai une curiosité universelle. Surtout pour les gens qui peuvent faire
ce que je ne peux pas faire. Les pianistes, par exemple, je pourrais
tous les égorger. Moi, la seule chose que je fais, c'est dessiner.
Enfant, je voulais être illustrateur et caricaturiste. Je suis né avec
un crayon à la main. C'est quelque chose que j'adore faire
physiquement. Sans papier, je suis perdu.
FL : Karl a un commentaire sur lui-même, et sur son
art, ce qui est rare chez un créateur. Moi, aidé par Jouvet, aidé par
Bouquet, j'ai aussi un commentaire : ça fait quarante ans que je
m'interroge chaque soir sur le perfectionnement d'un mouvement, d'un
rythme, d'un silence, sur le pourquoi on « charge » trop, selon la
phrase magnifique de Jouvet : « Ils boursouflent la phrase de leurs intentions personnelles et ils détruisent l'innocence de la réplique. »
KL : Je suis d'accord. Si l'on pense tout savoir une
fois pour toutes, on est un raté. Je n'ai pas d'estime pour le mérite,
ni le mien ni celui des autres, car l'important n'est pas d'avoir fait,
mais de faire. Je n'ai pas envie de me souvenir de moi-même...
« Bon, d'accord, j'ai peut-être un ego surdimensionné,
mais aujourd'hui, j'ai un maître, je suis battu,
et ça me plaît. » Fabrice Luchini
Vous avez tous deux un ego surdimensionné, non ?
KL : On est naturels. Et on ne joue pas non plus aux faussement humbles. On les connaît ceux-là...
FL : Le ver de terre se rétracte par peur de prendre
des coups, disait Nietzsche, et ça s'appelle l'humilité. Bon, d'accord,
j'ai peut-être un ego surdimensionné, mais aujourd'hui, j'ai un maître,
je suis battu, et ça me plaît, car c'est pour cela que je suis venu.
Karl est un excellent acteur...
KL : Peut-être, mais ma scène, c'est la rue. Mon
meilleur public, c'est les beurs des banlieues. Je suis leur idole, je
peux aller dans les banlieues les plus dangereuses, je ne risque rien,
car je ne suis d'aucun establishment, je ne ressemble à personne
d'autre. S'il n'y a pas de rue, il n'y a pas de public.
FL : La rue est aussi ma scène favorite. Mon enfance à
Montmartre, où mon père était marchand de fruits et légumes, où je
balayais la boutique, m'a mis tout de suite en contact avec elle.
N'empêche, je rencontre souvent Olivier Besancenot, sa femme, éditrice,
est charmante. Et je me demande : quelle place aurions-nous dans une
société trotskiste ?
KL : Au secours ! Besancenot est peut-être culotté et
marrant, mais on a déjà vu ce que ça donnait ailleurs. Une société
médiocre et ennuyeuse !
FL : Ne crois pas que je sois marxiste. J'ai beau ne
pas être né dans la bonne classe, je détesterais une société sans
classes, un nivellement. Je crois à la formule de Vitez : « élitaire pour tous ». Cette société libérale est affreuse, mais elle a un mérite : quelqu'un qui a une singularité peut l'affirmer.
KL : Je n'ai jamais voté de ma vie. Mais j'aime bien
Martine Aubry. Elle est intéressante, brillante. Et elle est
antipathique. J'aime bien que les gens n'aient pas l'air sympathique et
qu'on les découvre. Moi non plus je ne souris jamais, je trouve ça
niais. Et Martine Aubry a raison : un travail qui vous fait chier, on
ne peut pas le faire plus de 35 heures.
FL : J'ai le courage de ne pas cracher sur un système
qui me permet de vivre. Mais je veux quand même donner l'image d'un mec
proche des problèmes. Alors j'ai demandé à la femme d'Olivier
Besancenot : est-ce que tu crois vraiment à la révolution ? Les
militants me fascinent. Ce sont des chrétiens laïcs, qui résolvent tous
les problèmes de la vie, alors que la vie est tellement bizarre. Le
militantisme, c'est le divertissement pascalien suprême.
La mode est-elle un art ?
KL : Question dangereuse. Ce qui est grave, c'est que certains se prennent pour des artistes. Un de mes collègues a dit un jour : « Je suis un artiste qui consent à faire de la mode. » Moi, je suis un mercenaire...
FL : Et moi je suis inapte au visuel. C'est très
petit, mon objet d'intérêt : le mot et son agencement. Je ne suis
intéressé que par le son. J'aime énormément la diction de Karl, ce
n'est pas du tout une diction allemande.
KL : Non, pour les Allemands, je parle quelque chose qui est proche du chinois.
La distinction, c'est une notion qui vous intéresse ?
KL : Se distinguer, oui, Mais être distingué, ça c'est
chiant, c'est pas moderne comme expression, ça n'existe plus, ça fait
sous-préfecture : « La dame est très distinguée. » Je n'ai pas du tout envie d'être distingué, mais je veux bien qu'on me distingue.
Et l'élégance ?
KL : Ça, c'est naturel. Une paysanne au fin fond de
l'Afrique peut être plus élégante que la femme la plus riche du monde.
C'est une attitude, une façon de bouger. Pas un brevet déposé : ça
change avec les époques, les ambitions, les idées. Les époques ont le
truc qu'elles méritent. Nous on a le téléphone, qui est la chose la
plus mal élevée de la terre. Les gens, aujourd'hui, ont trois
téléphones devant eux, et ça sonne, on les sonne, comme des bonnes ! Je
déteste aussi la télévision : voir dans la maison des êtres humains qui
n'existent pas, ça me fait peur. Je ne veux pas que le mélodrame et la
tragédie envahissent mon univers, qui est entièrement antiseptique.
Le temps qui passe vous fait peur ?
KL : C'est ça qui donne de la valeur aux choses. Il
n'y a que l'éphémère qui est éternel. Roméo et Juliette, ça dure une
nuit. Quant à la vie, quand c'est fini c'est fini.
FL : C'est sincère, ça ? C'est quand même grave ce que
vous dites là. Vous dédramatisez l'existence ! Un aboutissement quasi
bouddhique ! La vie est éphémère... Là où Karl est dans des
aboutissements, je suis dans les hésitations. J'accepte le flottement,
je laisse de longs temps entre les pièces et les films pour ne pas être
tout le temps dans le productif, pour être dans le rien. Quand j'ai
cessé d'être un personnage, ma vie est d'un ennui total, l'île de Ré,
tout seul, déprimé...
KL : J'adore être seul. La solitude, pour moi, c'est
le comble du luxe. Je suis quelqu'un qui lutte pour avoir la paix. Je
ne sors pas beaucoup, car j'en ai marre d'être attaqué physiquement,
avec les touristes japonaises qui veulent une photo et me pincent la
fesse en même temps...
Rien d'autre ne vous angoisse ?
KL : Le but de la vie, c'est la vie, et c'est tout.
L'angoisse existe, mais faut pas exagérer, j'ai fait de l'autoanalyse,
Fabrice va chez un docteur qu'il paie très cher. Moi c'est gratos,
c'est moi et moi-même, deux personnes qui se parlent. Je rigole de
moi-même.
FL : Sois tranquille, on ne va pas te faire chier à te
mettre sur un divan. Karl a un grand ego. Sa maman lui a fait un peu
descendre son ego. Maintenant ça y est, je maîtrise le dossier Karl...
Karl Lagerfeld, l'Empreinte
ARTICLE ISSU DE GLAMOURPARIS.COM
Je vous parlais il y a peu du futur doc qui allait sortir sur K. Lagerfeld, suivant "Lagerfeld Confientiel", et bien voilà une interview des auteurs :
Monsieur Karl Lagerfeld fêtera ses 70 ans le 10 septembre
prochain. Le D.A. de Chanel multiplie les activités et les passions :
création, haute couture, photographie, musique ou littérature. Après Lagerfeld Confidentiel
de Rodolphe Marconi, France 5 lui dédie un de ses documentaires de la
collection « Empreintes », diffusé au moins d’octobre sur la chaine. Le
reportage de 52 minutes révèle au téléspectateur le vrai Karl Lagerfeld,
celui qui se cache sous le costume étriqué. Collectionneur d’iPod,
d’appareils photos et d’écrans plats, hyperactif, designer de génie, Karl Lagerfeld a ouvert ses portes aux deux initiateurs de ce documentaire, Thierry Demaizière et Alban Teurlai. Par Julie de los Rios.
Pourquoi avoir choisi Karl Lagerfeld pour cette
« Empreinte » ? Qu’est ce qui vous intéressait chez lui ?
Parce que c'est le dernier des dandys, parce que c'est le premier
"vieux moderne", parce qu'il devine les courants tout en étant à contre
courant.
En quoi vous a-t-il surpris ou déçu ?
Son érudition est exceptionnelle mais sa vraie élégance est de paraître
léger tout le temps, de travailler du matin au soir et d'être d'une
humeur égale donnant sans cesse l'impression de s'amuser. Il est
disponible, courtois et drôle, trouvant un bon mot ou une vacherie à la
minute. Ce qu'il a de plus surprenant, c'est son sens de la dérision et
son incapacité à se prendre au sérieux.
Comment vous vous y êtes vous pris pour
pénétrer son univers ? Vous a-t-il facilement ouvert ses portes ?
Pendant combien de temps et à quel rythme l’avez-vous vu ?
Son temps est précieux mais lorsqu'il le donne, c'est sans compter même
s'il faut souvent l'attendre des heures. Nous nous sommes vus trois
fois : dans sa bibliothèque à Paris de 11 heures du soir à 3 heures du
matin pour l'entretien principal. A Hong Kong et à Versailles pour de
plus brèves rencontres... une confiance s'est instaurée assez vite.
Aucun sujet n'est tabou avec lui, que ce soit sa rivalité avec YSL ou
l'attitude de ses parents durant la guerre. Il accepte de parler de
tout sauf du privé
Avez-vous vu Lagerfeld Confidentiel ? Qu’apporte l’Empreinte de Lagerfeld à ceux qui ont vu le film de Rodolphe Marconi ?
Je l'ai vu et mon travail n'a rien à voir. Il est même à l'opposé. Lui
a fait un documentaire sur le quotidien de Karl Lagerfeld avec son œil
de cinéaste. J'ai tenté de faire une biographie de Karl Lagerfeld et
d'expliquer comment il s'est structuré.
Comment expliquez-vous le mythe Lagerfeld ?
Réponse à la Karl Lagerfeld : Arrêtons avec mes mites, ça fait des trous dans les cashmeres...
Est-il un bon client de télévision comme on a l’habitude de le dire ?
Ça serait le réduire que d'en faire seulement un bon client télé. C’est
un être romanesque dont la vie est une grande leçon de tenue.
Qu’avez-vous découvert sous la caricature ?
Un faux méchant et un vrai gentil même s'il déteste avoir l'air gentil.
Sa plus belle œuvre est justement ce que vous appelez « caricature » et
que lui appelle « marionnette ».
D.A. de Chanel, de sa griffe, photographe, éditeur… Comment avez-vous perçu cette hyperactivité ?
Comme si travailler était le but à atteindre. Il le dit à la fin de
notre documentaire. Karl Lagerfeld est un éternel insatisfait qui
cherche la forme pure. Il cherche et ne trouve pas, c'est là son moteur
...
Une anecdote ?
Fabrice Lucchini a vu le documentaire et est devenu fan de Karl
Lagerfeld. Ils se sont rencontrés depuis.... et ont même fait la une de
Télérama cet été !
REPONSE A "JEBOISDELEAU"
LES PHOTOS DU TATOUAGE DE JULIE ORDON VOUS ONT ETE ENVOYE <3
Effectivement, il est très beau et j'ai également flashé dessus ^^. Les photos sont TRES difficiles à trouver car les photographes/magazines etc.. demandent des mannequins les plus naturels possibles. De plus, l'absence de tatouage rend le mannequin plus "exportable" et moins "vulgaire"-sans vouloir choquer les amateurs e tatouages-.
(Merci pour l'inspiration : OUVERTURE PROCHAINE D'UNE RUBRIQUE CONSACREE AUX TATOUAGES)
Daria Werbowy & Ashton Kutcher | Pepe Jeans
C'était en Mars 08.


18 août 2008
JESSICA ALBA - GLUP magazine, Juillet-Aout 2008











